mardi 23 mai 2017

Il n'y a pas de limite à la hausse du bitcoin !

[un extrait de ma Lettre mensuelle (cf pavé à droite) de février, consacrée au bitcoin, et j'en recommandais l'achat... ce que je fais toujours]

Essayons d’estimer ce que pourrait valoir le bitcoin lorsqu’il sera plus largement connu et utilisé. Aujourd’hui 15 millions de bitcoins ont été « produits » (sur un total de 21). En prenant un cours de 1.000 euros, la capitalisation totale s’élève donc à 15 milliards d’euros. C’est beaucoup pour une monnaie qui ne valait rien lors de son lancement le 3 janvier 2009, mais c’est une tête d’épingle dans la masse des actifs financiers. Pour prendre l’or physique, les 166.000 tonnes existantes (estimation du Thomson Reuters GFMS), avec un lingot à 35.000 euros, pèsent 5.810 milliards d’euros. 387 fois plus. Selon le Allianz Global Wealth Report 2016, le total des actifs financiers dans le monde s’élève à 155.000 milliards d’euros. Le bitcoin en représente donc un dix-millième. Mais si sa part grimpe à 1% (soit 1.550 milliards d’euros), sont cours serait alors de 100.000 euros…

Il faut bien comprendre que le bitcoin n’est pas une action (une entreprise atteint toujours une limite), ni une matière première (un prix trop élevé fait chuter sa consommation), mais une monnaie. Si personne ne l’utilise (comme au début), elle ne vaut rien. Si elle devient une devise importante au niveau mondial, utilisée par des dizaines ou des centaines de millions de personnes, pour des transactions comme pour la thésaurisation, son cours peut atteindre des sommets.

Nous avons parlé « d’or numérique ». L’or, tout le monde connaît, les 7 milliards d’habitants sur terre savent ce que c’est, tandis que le bitcoin, aujourd’hui, seulement quelques millions de personnes l’utilisent (il y aura 5 millions d’utilisateurs en 2019 selon le cabinet Juniper Research), quelques dizaines de millions le connaissent, la marge de progression est donc énorme. Mais attention, son cours est volatile et il existe différents types de risques, nous allons y venir.

Ce que l’on peut dire, c’est qu’une progression régulière semble s’enclencher au fur et à mesure que les utilisations du bitcoin et de la la blockchain s’étendent. Mais que les vraies ruptures, les changements d’échelle, se produiront lorsque des millions de personnes perdront confiance dans leurs monnaies et décideront de passer au bitcoin. Le phénomène est embryonnaire en Amérique du Sud, en Afrique, en Chine, il pourrait croître rapidement à partir du moment où « l’effet réseau » s’enclenchera : au-delà d’un certain taux d’adoption, la croissance deviendra irrésistible.

Addendum du 24 mai : un Bitcoin vaudra 1 million de dollars d’ici 10 ans selon un des plus grands experts du secteur

Philippe Herlin

jeudi 27 avril 2017

jeudi 13 avril 2017

Commandez mon étude «50 milliards d’euros d’économies sur le budget 2018, c’est possible!»

Jeudi dernier, en avant-première, j’ai présenté mon étude réalisée en collaboration avec Contribuables Associés, la principale association française de défense des contribuables, intitulée «50 milliards d’euros d’économies sur le budget 2018, c’est possible !».
> Désormais vous pouvez commander cette étude en cliquant sur ce lien.
Je suis passé hier sur Radio Brunet pour parler de cette étude, voici le podcast (j'interviens à 14'00, 22'00, 27'14, 39'18)
+ mon interview après l'émission :

Philippe Herlin

La bulle immobilière mondiale grossit, prenez vos précautions

Mon article pour GoldBroker : La bulle immobilière mondiale grossit, prenez vos précautions

Philippe Herlin

mardi 4 avril 2017

Je publie une étude sur la réduction des dépenses publiques avec Contribuables Associés, RDV le 6 avril

Avec la collaboration de Contribuables Associés, la principale association française de défense des contribuables, je publie une étude sur la réduction des dépenses publiques intitulée «50 milliards d’euros d’économies sur le budget 2018, c’est possible !». Je la présenterai lors d’une réunion publique à Paris ce jeudi 6 avril à 18h30. Nicolas Lecaussin interviendra sur les pays étrangers qui ont réformé leurs politiques publiques. Par ailleurs, des représentants de candidats à l’élection présidentielle seront présents… Pour vous inscrire, suivez ce lien.

Philippe Herlin

lundi 3 avril 2017

Exclusif : la Banque de France achète presque un tiers de la dette française !

Dans le dernier bulletin mensuel de l’Agence France Trésor (AFT), on trouve ce très intéressant graphique :
On voit que 29% de la dette française est achetée par les "Banques centrales de la zone euro". Mais cette catégorie concerne en fait quasi exclusivement la Banque de France. En effet, le Quantitative Easing (la "planche à billets") mis en place par la Banque Centrale Européenne (BCE) en mars 2015 à hauteur de 80 milliards d’euros par mois (qui vient de passer à 60 en mars) passe par les banques centrales nationales. Pour la France cela représente donc un peu plus de 10 milliards d’euros par mois, qui sont consacrés aux OAT et à des dettes d’entreprises.

Cette intervention croissante de la Banque de France conduit à une renationalisation de la dette, la part des non-résidents baisse depuis mars 2015, début du QE, comme le montre ce graphique extrait du même bulletin, des deux-tiers ils sont descendus à 58,5% :
Ce camembert montre les différents détenteurs de la dette française, et la catégorie "autres (français)" (14,20%) n’est personne d’autre que la Banque de France, pourquoi cette cachoterie ?
D’ailleurs, avant que ne commence le QE, cette catégorie ne représentait que 4,60% :

Ainsi la Banque de France possède presque 15% de la dette française et achète presque un tiers des émissions. Certains pourront s’en réjouir (la dette est renationalisée), tandis qu'ici, en bon disciples de l’école autrichienne, nous y voyons surtout de l’argent qui tourne en rond, une intervention étatique, et une bulle en formation…

Quoi qu’il en soit, nous dénonçons une fois de plus le manque d’information sur la dette française. Nous avons ici procédé par déduction, à partir d’un graphique publié pour la première fois, alors que ces données devraient être plus détaillées et mieux diffusées, ce serait utile et nécessaire au débat public, notamment en cette période d’élections.

Philippe Herlin

mercredi 8 mars 2017

Ma lettre mensuelle reprend sa parution !

La lettre mensuelle que j’ai publiée de février à juin 2016 reprend son cours ! Face à l’intérêt et au succès qu’elle connaissait, le groupe Vauban Editions, placé sous le conseil du célèbre et renommé Bill Bonner, a décidé de la reprendre et d’en étendre le développement commercial. Elle se nomme désormais La Lettre Stratégie & Conseil.

Après quelques temps de mise en point, la publication a repris au mois de janvier. Les trois premières lettres reprenaient et actualisaient le contenu de lettres précédemment publiées (la directive BRRD, la loi Sapin 2, les taux zéro). Mais désormais il s’agit de contenus tout à fait exclusifs : la Lettre n° 4 parle du bitcoin comme placement (un sujet d’actualité !), la n° 5 dénonce les manipulations statistiques du PIB (avec des analyses jamais lues ailleurs).

Autre bonne nouvelle : le prix baisse ! L’abonnement annuel est à seulement 39 euros (79 euros après la première année), et pour cette somme vous recevrez les Lettres déjà parues. Si vous êtes intéressés, voici le formulaire d’abonnement.

En vous remerciant et à très bientôt

Philippe Herlin

samedi 25 février 2017

Césars 2017 : Elle, un film moralement abject

Le film "Elle" de Paul Verhoeven avec Isabelle Huppert a donc obtenu le César du meilleur film. Il faut dénoncer la supercherie de ce film, qui commence dès le résumé Allociné :

"Michèle fait partie de ces femmes que rien ne semble atteindre. À la tête d'une grande entreprise de jeux vidéo, elle gère ses affaires comme sa vie sentimentale : d'une main de fer. Sa vie bascule lorsqu’elle est agressée chez elle par un mystérieux inconnu. Inébranlable, Michèle se met à le traquer en retour. Un jeu étrange s'installe alors entre eux. Un jeu qui, à tout instant, peut dégénérer."

C'est un pur mensonge : "elle" ne traque pas son agresseur, au contraire elle rentre dans une relation sadomasochiste avec lui, elle se fait violer à deux reprises de façon tout à fait préméditée. Lors de la seconde tentative, elle lui plante un ciseau dans la main et enlève son masque, c'est son voisin ! Mais elle ne le dénonce pas à la police, elle continue de le voir, chez lui, et accepte même de descendre au sous-sol pour voir sa chaudière (!), et se refait bien sûr violer.

Quelques jours après, elle se fait ramener par lui en voiture, menace de le dénoncer à la police, puis rentre chez elle sans fermer à clé. Il entre et commence à la violer, heureusement son fils arrive et le tue avec une buche.

En réalité, elle reste complètement passive face à ce monstre, puis rentre dans son jeu obscène, elle ne cherche aucunement à le piéger. Le film défend l'idée aussi fallacieuse qu'abjecte que "les femmes violées l'ont bien cherché". Les féministes n'ont rien dit, mais c'est vrai, Isabelle Huppert est une icône de la gauche.

De plus le film est mauvais, sans rythme, les rôles sont simplistes, caricaturaux, Isabelle Huppert fait du Isabelle Huppert, une grande bourgeoise superficielle qui semble toujours lasse. Le César a ici pour rôle de forcer la main des Oscars, où elle concourt dans la catégorie des meilleures actrices. On espère qu'elle rentrera bredouille de Los Angeles.


Addendum : cet article du HuffingtonPost de juin 2016 qu'un internaute m'a communiqué confirme exactement ce que je dis.

Philippe Herlin

jeudi 16 février 2017

jeudi 19 janvier 2017

Parution de la 2e édition de mon livre sur l'or

Tout d'abord, mon texte pour GoldBroker : La Suisse, un bon coffre-fort mais seulement pour l'or physique

C'est aujourd'hui que sort la deuxième édition de mon livre sur l'or, la première datant de mars 2012, il était nécessaire de l'actualiser. Cette édition est également enrichie, notamment avec des chapitres sur les taux négatifs ainsi que le risque de ponction des comptes bancaires et de l'épargne. Retrouvez le plan complet sur mon site.

Philippe Herlin

mardi 17 janvier 2017

Déficit budgétaire : le mensonge continue, il est en réalité de 30,5% !

Et revoici le mensonge habituel à propos du déficit budgétaire de la France qui, avec 69 milliards d’euros en 2016, "a baissé plus vite que prévu" (France bleu), de 3,3 milliards de mieux qu'initialement prévu (dans la loi de finance) mais en réalité de seulement 1 milliard par rapport à 2015. Et Michel Sapin de se féliciter que "le très bon résultat pour 2016 renforce les arguments qui laissent penser que nous atteindrons l'objectif de déficit public", fixé à 3,3% en 2016.

3,3% de déficit ça ne semble pas beaucoup, mais on parle ici du critère de Maastricht dans lequel le déficit est comparé au PIB de la France. Mais ce n’est pas de cette façon qu’il faut mesurer un déficit, il faut le comparer aux recettes et aux dépenses mais, comme par hasard, ces chiffres ne sont jamais repris dans les articles. Sauf dans celui de Capital, bravo, qui indique, pour 2016, 294,8 milliards de dépenses, moins 69,0 milliards de déficit, ce qui fait 225,8 milliards de recettes.

Le déficit réel est donc de 30,5% (69,0/225,8), un chiffre abyssal ! C’est comme si un ménage gagnait 2258 euros par mois et en dépensait 2948, soit un déficit de 690 euros. Une situation intenable. Pas pour l’Etat qui est en déficit depuis 1973 sans interruption. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter !

Philippe Herlin